L'église du Vieux-Bourg - Détours en Bourbonnais

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L'église du Vieux-Bourg

L'église du Vieux-Bourg

Eglise Saint Jean-Baptiste

de Montcombroux Vieux-Bourg



La vie moderne a créé au bord des grandes routes les motels et les restauroutes, a multiplié, dans les centres touristiques, des chapelles. On ne compte plus les N.D. des flots, des neiges, de la route, etc...
Mais ici, dans son écrin de verdure, loin du tumulte de la civilisation moderne, l'Eglise de Montcombroux Vieux-Bourg a su préserver son intégralité originelle, dans l'attente paisible d'un au-delà qui doit venir.
L'Eglise et la paroisse sont placées sous le vocable de Saint Jean-Baptiste.
On atteste la présence d'une église dédiée à la Vierge Sainte-Marie dans un document où il est fait mention du don en l'an 966, par Bertrand, vicomte d'auvergne, au prieuré de Paray-le-Monial.
Ce chef de la paroisse de Montcombroux, ainsi que la motte qui le portait relevait directement de la chastellenie de Chaveroche (Nicolas de Nicolay : Description générale de Bourbonnais en 1569).

Eglise du Vieux-Bourg

Reconstruite au 12e siècle, cet édifice de style roman est composé d'une nef unique de deux travées, d'une courte travée de choeur, voûtée en berceau plein cintre avec doubleau sur pilastre à impostes, et d'une abside voûtée en cul-de-four.
Les murs latéraux de la nef sont renforcés chacun de deux arcades aveugles entre lesquelles s'élève le pilastre couronné d'une imposte destinèe au doubleau.
L'Eglise porte témoignage, par son portail occidental, de l'existence d'un sanctuaire antérieur à l'époque pré-romane.


Portail


Le tympan porte un décor à entrelacs, altéré à une époque ultérieure par l'incrustation d'une pierre armoriée. Le chapiteau de droite montre un décor de pommes de pin ou de grappes de raisin très stylisées. Les entrelacs ainsi que le tracé en fer à cheval de l'archivolte peuvent laisser supposer que ce portail remonte à l'époque carolingienne.
La porte principale s'ouvre dans un avant-corps, sous deux voussures reçues par des colonnes.
Le campanile de Montcombroux, dont il reste la colonne centrale a été remplacé au 17e siècle, par un clocher carré qui domine le choeur , il est percé sur sa face orientale par deux baies jumelles et d'une seule baie sur les autres faces. La cloche fondue en 1848, s'appelle Anne-Gabrielle, elle a été offerte par Anne Gabrielle Meilheurat des Prureaux.
L'intérieur de l'église porte un décor peint néo-roman. Elle contient une statue en bois de la Sainte Vierge du XIII° siècle.

nef
Ste Vierge

Cette église de Montcombroux est encore l'une des rares de la région a conserver son authenticité et est encore entourée de son cimetière.
Les notables reposent dans l'église près du choeur, les seigneurs de Roudon et de Montcombroux de chaque côté. De puissantes communautés familiales tel que les Croisier et Meilheurat sont enterrés à proximité.
En 1860, existait encore, au-dessus de l'ancien banc jadis réservé aux seigneurs de Roudon, un fragment de vitrail armorié, fascé d'argent et d'azur à trois roses d'argent rangées en chef (peut-être les armes des la Rouzière, seigneurs de Roudon ?).
Par ailleurs, lors d'une réparation du choeur de l'église du Vieux-Bourg, il a été trouvé une pierre sculptée du XVIe siècle et qui porte un écu à trois masses d'armes rangées deux et une. Nous ne savons pas non plus à qui attribuer ces armoieries.
Vendue le 9 Germinal An VII pour 2000 Francs à Pierre Meilheurat des Prureaux, l'église restera dans la famille jusqu'à la deuxième moitié du XX° siècle; elle enfera don par la suite à l'évêché de Moulins.
L'édifice à fait l'objet d'importantes réparations en 1993, et est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Malheureusement, le poids des ans se fait de plus en plus sentir. Malgré la réfection du toit de la nef et du clocher, les voûtes se fendent, l'humidité et les moisissures attaquent les murs et les crépis. Il est grand temps d'entreprendre une sérieuse restauration.

 
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