Montcombroux
et l'époque néolithique
La civilisation néolithique naît au proche-orient entre
-10000 et -7000 av JC et se propage en Europe pour atteindre le centre de la France
vers -5200 av. JC. Le néolithique constitue un mode de vie totalement
nouveau, l'homme devient producteur et vit surtout d'agriculture et d'élevage.
Cette sédentarisation
est marquée par la fondation de villages.
Tout cela s'accompagne
de nouvelles techniques, céramique, pierre polie, tissage et vannerie
apparaissent.
L'art néolithique est
extrêmement diversifié dans ses progressions et ses préoccupations
esthétiques. Il s'exprime majoritairement à travers la décoration d'objets utilitaires
(céramiques, haches polies) mais aussi la réalisation de sculptures, parures et
même oeuvres rupestres.
Si l'on trouve
quelques mégalithes dans la proche région, Saint-Léon (au bois
Boursin), Barrais-Bussolles (pierre de la Bruyère)
ou Droiturier (pierres à cupules), Montcombroux est plus connu pour ses
bracelets de schiste.
C'est en 1863, que
Francis Perrot publie une notice sur un atelier de fabrication de
bracelets de schiste dans l'Allier, sur la colline des
Malbruno commune de Montcombroux.
Dans le département de
l'Allier, on trouve quelques gisements contemporains, à Sorbier, aux
Berthelots, et à Blénière à Montcombroux. (cf. Bulletin de la Société
Préhistorique Française -1917).
C'est plus tard que
François Thomasset de Montcombroux, trouve près de Peublanc un noyau de
bracelet de schiste gravé avec des signes d'apparence à ceux de Glozel que l'on
exhumera quelques années plus tard, en 1924.
Malheureusement ce
pauvre Thomasset s'est fait spolier sa découverte par Benoit Clément,
qui a par ailleurs sévi à Glozel.
Ces restes
d'occupations néolithiques ont, la plupart du temps été trouvés sous la
couche de labour.
Outre ces morceaux de
bracelets de schiste, on a trouvé aussi quelques outils de silex.
Un noyau, lui aussi
gravé de signes, a été trouvé en labourant à la Beuse. A la différence
des précédents, il est très foncé, mais les signes
gravés sont très proche de celui de Thomasset.
Même si certains, y
voient des signes ésotériques, apparentés aux runes nordiques, nul
n'est à même d'apporter la preuve que ces signes sont apparentés à une forme
d'écriture existante. En l'absence de fouilles archéologiques sérieuses et officielles
et sans trace d'habitat permettant de faire des datations exactes, ces
vestiges de bracelets risquent d'alimenter encore l'imaginaire local pendant
quelque temps.
Comme les lames de
silex, les bracelets de schiste constituent des marqueurs sociaux très
forts et entrent dans les circuits d'échanges. Il reste difficile pour les
archéologues de définir comment ces objets voyageaient, s'il existait des sites
intermédiaires, ni même si seul les bracelets et les silex étaient
échangés.
|
 |

|

|
|
Bracelets
et noyau de schiste (col. H. Ségaud) |
|

|

|
| Noyau
de bracelet de schiste trouvé à la Beuse |
(collection
Mme J. Malgras - Montcombroux) |
|
|

|

|
Noyau
de
schiste de Montcombroux
(collection
Mme H. Ségaud) |
Dessin
du
noyau de Peublanc |